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35 ans

Miquel Barcelo © Jean-Marie del Moral

Comme l’affiche dessinée par Miquel Barceló, le Festival a la tête dans le ciel et les racines dans la terre ferme, son répertoire passant du sacré et du patrimoine qui façonnent l’homme à travers les siècles jusqu’aux musiques du monde qui parlent de sa condition d’aujourd’hui. Le Festival a 35 ans. Il est plus que jamais en phase avec le monde actuel. Après les nombreuses activités de 2003, l’année 2004 garde le goût du mélange et voit large.

Le grand répertoire d’abord dans la Basilique, une envergure qui a fait le renom du Festival, où la puissance orchestrale est de mise avec des distributions recherchées de jeunes chanteurs, tous dans l’actualité la plus vive. Ce sont le chœur et les Orchestres de Radio France et leurs chefs Kurt Masur et Myung-Whun Chung pour deux Requiems de Brahms et de Mozart, l’Orchestre de Rotterdam dirigé par Valery Gergiev pour une 9e de Mahler, la Messe de Sainte-Cécile de Gounod ou la 9e de Beethoven par Casadesus.

Les créations ensuite venues du monde entier : la Corse, commande passée à A Filetta d’un Requiem pour la Basilique, la Chine par l’Orchestre chinois de Hong Kong, la musique de Tan Dun et des arrangements inattendus sur instruments traditionnels, l’Amérique et l’Estonie avec Gavin Bryars, Steve Reich, Arvo Pärt, le Mali avec un quatuor à cordes de Tunde Jegede, la France avec une nouvelle création de Nicolas Frize.

Les récitals seront au plus près des artistes lors d’un parcours consacré à Beethoven, un Beethoven revisité par le pianoforte de Jos van Immerseel, ou méconnu avec des chansons populaires par Paul Agnew, un Beethoven vivifié par le répertoire de chambre enlevé par la jeune génération baroque de Ophélie Gaillard ou classique de Renaud et Gautier Capuçon.

Pas de sons neutres donc, le classique prend le frais avec l’Orchestre de l’Age des Lumières en ouverture ; le baroque prend le soleil avec trois Stabat Mater, de Pergolèse, Vivaldi et Scarlatti, par les méditerranéens engagés Antonio Florio et Rinaldo Alessandrini.

Il y aura un Magic, des concerts festifs et un restaurant, et près de 15 000 personnes, dont 10 000 élèves des écoles et des collèges qui pourront assister à des générales et des concerts en suivant des préparations dans leur classe et en rencontrant les artistes.

Le Festival se poursuivra cet été avec deux concerts exceptionnels. Talvin Singh sera au Théâtre des Champs-Elysées le 8 juillet pour la sortie chez Naïve du CD live enregistré à Saint-Denis en 2003 et le 21 septembre, nous retrouverons Kurt Masur et Jeanne au Bûcher pour les Journées du Patrimoine.

Merci d’être fidèles à ces nouveaux rendez-vous.

Jean-Pierre Le Pavec
Directeur du Festival de Saint-Denis

© Festival de Saint-Denis 2004